congrès CTHS 2012 : agricultures urbaines et quartiers fertiles

137ème Congrès CTHS de Tours, Avril 2012

Thème : « composition(s) urbaine(s) » 
Section V. « Nature(s) et composition urbaine »
Sous-thème : V. A. La nature et les sites des villes
Chapitre : V.A. La nature et les sites des villes - 2 - salle 09

 

Titre : Nouvelles agricultures urbaines

Résumé :

Aujourd’hui, les fonctionnalités environnementales et sociales des nouvelles formes de nature en ville sont reconnues mais elles restent focalisées sur l’importance du végétal comme climatiseur, sa contribution au maintien de la biodiversité ou sur les expériences, anecdotiques, de jardins partagés, récupérés dans les délaissés urbains. Faire une place à part entière à l’agriculture urbaine comme matériau structurant des nouvelles formes urbaines à inventer pour renouveler les rapports ville-campagne n’est pas encore assez reconnu chez les urbanistes et aménageurs

Deux pistes nous semblent prometteuses pour diffuser cet objectif : à l’échelle allant du bâtiment à l’opération, proposer un concept de logement social avec une extension de type « jardin nourricier comme pièce à vivre », équivalent, pour le XXIe siècle, du « jardin ouvrier » du XIXe ou de l’ouverture sur l’extérieur par les « balcons et terrasses » au XXe siècle ; à l’échelle allant de l’opération à la ville, il s’agirait d’anticiper sur les effets induits (ou dommages collatéraux) de la loi SRU et du renouvellement urbain qui incite à voir dans un vide un foncier potentiel pour densifier la ville, alors qu’il faudrait peut-être inverser le regard et y voir un foncier pour une reconquête agricole, préservant ainsi le principe de composition urbaine entre les pleins et les vides.

 

Mme Odile JACQUEMIN, docteur en histoire, architecte-urbaniste
odilejacquemin@gmail.com

Directrice de la société savante Mémoire A Lire, Territoire A l'Ecoute   

 

 

Titre : Quartiers fertiles

Résumé :

 
Souvent issus d’écosystèmes à vocation agro-écologique s’égrène toute une kyrielle péri-urbaine d’espaces agricoles, artisanaux, de friches, d’équipements d’intérêt collectif, d’habitats diffus, de stockages divers, agencés sans lignes de force ni parti affirmés en terme de composition urbaine. L’enjeu est d’intégrer à cette problématique ces catégories d’« espaces ouverts », notamment ceux soumis à l’aléa de l’inondabilité avec des traces paysagères naturelles ou issues de l’activité agricole irriguée. D’où la proposition d’une méthodologie et d’un concept d’aménagement ad hoc, « Quartiers fertiles », permettant de consacrer la vocation majeure de ces espaces ouverts : des terres de liens entre nature(s) et ville visant à assurer, au même titre que l’urbain proprement dit, des fonctions structurantes propices au développement durable d'une commune dans son entièreté : fonction économique, bio-écologique et ambiantale, fonction patrimoniale garante de la qualité du vivre ensemble.

1 quartiers fertiles et trame foncière La Bayorre.JPG
M. Jean-Louis PACITTO , architecte-urbaniste, chercheur-prospectiviste,

président du Gis Amphibia

 

Téléchargez ici :

 

Composition(s) urbaine(s) 137ème Congrès CTHS - Tours : "nouvelles agricultures urbaines", par Odile Jacquemin

 

Composition(s) urbaine(s) 137ème Congrès CTHS - Tours : "Quartiers Fertiles" par JL Pacitto

 



21/08/2013

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